Sur la technique
Je ne sais pas pourquoi, soudain tout le monde s'est emballé pour le point médian, avec des arguments très discutables, mais aucun consensus n'existe.
Au Québec, on en parle depuis plus de 40 ans de l'écriture (pas encore nommée), inclusive, et les véritables arguments ont depuis longtemps été donnés, et se sont arrêtés pour l'utilisation du tiret.
Le point a un sens particulier en Français, visuellement le médian (si on arrive à le faire, même manuscrit) n'est pas différencié du final, confusion.
Le point met un arrêt, donc on lit "les hommes" point. Et en rajoutis, annexe, à la traîne, parce qu'on est obligé-es, les femmes.
Au contraire le tiret a un sens en français, il est courant.
Il LIE les deux parties, indissociables, qui se complètent, lieu-dit, hommes femmes.
Il n'arrête pas la lecture, habitude avec le point.
Il rend la lecture facile, puisque connu.
On met le s à la fin, accolé au féminin, la lecture est simplifiée, alors que le second point bloque de nouveau la lecture et la compréhension.
Mais les français-es se la sont pété grave et ont décidé d'ignorer le monstrueux travail des Québecoises (là aucune ambiguïté sur le genre), et d'inventer une nouvelle connerie, technique, bien moins efficace, tant à l'écrire qu'à la lire.
Fascinant qu'on en soit arrivé à décréter que c'est LE truc ce "point médian" -qui n'a rien pour lui-, et à en faire des blogs dont aucun argument ne peut contrer celui du tiret - qui a tout pour lui.
Sur le fond, en réponse à :
"c’est *aussi* ça qui contribue à un climat hostile à la présence de femmes dans la communauté, même si il serait angélique de penser que c’est seulement ça, ce que personne n’a dit ici."
Qui se souvient de mon courroux quand, pour illustrer un filtre dans contrib, l'auteur (là aucune ambiguïté sur le genre) avait mis une bonne femme à poil ?
Évidemment ce ne peut être qu'une chieuse, une prude (un comble quand on me connaît) pour s'indigner d'une telle chose naturelle, et une réponse fantastique du couillu : "c'est plus joli".
Tu regardes un article technique et tu te vois étalée (là aucune ambiguïté sur le genre) à poil, comme de la viande, fraîche, en exemple. C'est la réalité des femmes face à cette situation.
Et un papillon c'est pas joli ? fut ma réponse, qui n'eut pas de réponse.
Je vous laisse fouiller vos archives mail, en tout cas PERSONNE ne s'est senti concerné, PERSONNE.
Tout le monde, mecs, nana-s, autres, ont trouvé que c'était un sujet que ce beau projet qu'est SPIP, à connotation libertaire, étale des femmes objets à poil en illustration sous sa houlette.
Je ne suis pas sûre que beaucoup, au fond d'eux-elles-mêmes ne trouvent pas, encore maintenant, que "faut pas pousser, y'a rien là" (pur québecois).
"Les principes au dessus des personnalités" c'est tout de même un bon slogan, qui permettrait de connecter quelques neurones.
Cerdic a écrit le 06/06/2020 à 11:40 :