Bonjour, j’ai decouvert SPIP grace au site www.rn19.net qui en fait une utilisation très poussée. J’ai commencé à explorer ses possibilités et fait quelques essais sur free. Il me semble avoir un potentiel intéressant pour des sites de dialogue démocratique, car il permet de faire des synthèses de forums (Demarche inverse de la demarche magazine, ou l’article suscite le forum. Dans l’application que j’envisage, c’est le forum qui est la matiere de l’article, le forum precede l’article).
Je l’ai donc signalé dans la page « liens » de mon site perso eric.lombard.free.fr
Si vous etes interesses par des developpements dans cette optique, contactez moi par mail ou au 03 85 98 92 15.
Cordialement
Eric Lombard
En annexe, quelques reflexions :
Constat : Internet n’est pas utilisé à la hauteur de ses possibilités pour en faire un lieu de vrai dialogue démocratique
Les citoyens, salariés d’une entreprise, membres d’un parti ou d’une association exigent de plus en plus que leurs dirigeants prêtent l’oreille à leurs questions et à leurs suggestions. Ils souhaitent comprendre et être partie prenante des décisions qui les concernent.
Internet pourrait être le lieu par excellence du débat démocratique dans la cité, l’entreprise, les partis, les associations, les syndicats… Force est de constater que ce débat reste embryonnaire et, quand il existe, est plutôt cacophonique.
Depuis 3 ans que je réfléchis à la question et fais de la veille technologique, je n’ai vu que très peu de progression. Je vois à cela plusieurs raisons :
1. Manque de motivation des dirigeants, qui pour la plupart ne connaissent pas Internet et son univers et surtout craignent de perdre une parcelle de leur pouvoir.
(Et pourtant … Il y a quelques années, suite à une grève dure, mon entreprise (Kodak) a voulu réamorcer le dialogue et a developpé en interne un outil très simple, du type Questions/Réponses. Le succès a été phénoménal et ne se dément pas).
2. Absence d’un outil adéquat
Le forum (ou groupe de discussion) est le seul outil disponible.
Ce qu’il permet :
- Une transparence totale : des débats accessibles à tous
- La possibilité d’être modérés (filtrés à l’entrée) et facilités (interventions, synthèses, FAQ…)
Mais l’outil répond mieux aux besoins de petites communautés d’intérêt qui le consultent très régulièrement (comme les chercheurs par qui ils ont été créés) qu’au débat grand public qui va certes drainer des habitués, mais aussi beaucoup de participants occasionnels.
D’autre part, un forum très fréquenté ressemble plus à la jungle qu’à un jardin à la française : - Beaucoup de bla-bla (hors sujet, répétitions…)
- Pas de mise en forme, peu ou pas de classement
- Une structure linéaire ( fil de discussion) inadaptée à un débat qui ressort plus d’une structure en réseau.
3. Difficulté de la tâche
La tâche se complique dès que l’on veut aller au delà de fonctions simples du type Questions/Réponses pour introduire les fonctionnalités nécéssaires à la gestion d’un débat ou d’une conférence de consensus. Il était plus facile de concevoir le tableur des chiffres que le tableur des idées !