Bonsoir,
Poupard Stéphane a écrit :
C'est quoi l'avantage de "spip" par rapport à un portail style"nuke" ou
"npds" ?
D'abord, on ne peut répondre sensément à une telle question qu'en fonction des besoins d'un utilisateur. Je veux dire que SPIP n'est pas a priori l'outil universel adapté à n'importe quel projet. Pour un blog tout simple, on préferera par exemple un petit script comme DotClear. Pour un masta-projet avec des bases de données relationnelles très complexes et des systèmes de droits élaborés, de gros CMS comme Typo3 ou Plone. Pour d'autres projets, un Wiki,...
Plus qu'à un type de site, je crois que SPIP est surtout adapté à une certaine échelle (spip ne gérera jamais un site d'un million de pages et il n'est pas fait ça) et à un mode de fonctionnement (collaboratif). Je veux dire qu'il est possible de réaliser toutes sortes de sites web différents à partir de spip (perso, je gère avec spip: plusieurs revues de presse, le site d'une revue, plusieurs sites d'assocs, un site de forums,... et je l'utilise même - avec quelques patchs et champs extra - comme base de données pour gérer la liste de mes bouquins).
Pour répondre à ta question, je dirais que ce qui distingue spip, c'est trois choses.
1° - Un excellent rapport facilité/puissance. SPIP reste un outil très
facilement accessible tout en proposant des fonctionnalités
puissantes. Cette alchimie n'est pas évidente à réussir et SPIP ne
s'en sort pas mal du tout.
2° - Spip a - et c'est assez rare - une approche intégrée du logiciel de
publication (par opposition à une logique "modulaire"). Même si la
possibilité d'ajouter des "plug-in" dans spip est en train de
naître, il reste que SPIP ne se limite pas à un ensemble de
fonctions ajoutées les unes à coté des autres (ce qui est un peu la
définition des nuke-like, me semble-t-il, même si je les ai très
peu utilisés) mais essaye de réfléchir à leur interactions. Bien
sûr, c'est loin d'être parfait, mais, avec spip, on a un outil pour
lequel la cohérence du produit est un objectif au moins aussi
important que la richesse fonctionnelle. Bref, pour prendre une
métapohore photographique, SPIP ressemble plus (ou en tout cas
essaye de ressembler) à un Leica qu'à un Canon.
3° - Son caractère francophone. Y'a rien à faire, même quand on parle
bien l'anglais, c'est un réel plus de travailler en français et
d'avoir à disposition une immense communauté francophone. Quand on
est belge francophone, comme moi, pris en tenaille entre
l'agression flamande et l'agression anglophone, c'est un luxe
particulièrement agréable.
En espérant que ça t'aidera,
François