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l'article « Asaad ».
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** Asaad
* Poste traditionnellement de confiance, c'est aussi un métier qui doit
s'adapter à l'évolution du monde moderne
Dans un monde en mutation, la formation et l'auto-formation sont des
éléments indispensables pour être en phase avec les réalités du
moment. C'est l'esprit de la cinquième réunion statutaire de la
Fédération africaine des secrétaires et assistants et attachés de
direction (Fasaad) qui s'est ouverte hier au Centre international de
conférence de Bamako. Cette rencontre est couplée à un séminaire
international organisé par l'Association des secrétaires, assistants et
attachés de direction du Mali (Asaad) sur le thème : "Les nouvelles
facettes du métier de secrétariat et assistants de direction".
un conseiller technique. La cérémonie d'ouverture des travaux était
présidée par le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, représentant le
président de la République, Amadou Toumani Touré, et s'est déroulée en
présence des présidentes de la Fasaad, Mme Alexise Gogoua, et de l'Asaad,
Mme Bocoum Salimata Wattara. Ont également pris part à la cérémonie
d'ouverture, des membres du gouvernement, le maire de la Commune III, Abdel
Kader Sibibé, des représentants des institutions diplomatiques, des chefs
de services et directions ainsi que de nombreux autres invités.
Plus de 300 participants venus du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, du
Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Cameroun et bien sûr du Mali prennent
part à cette rencontre qui se veut un cadre de partage et d'échanges des
secrétaires sur leur profession.
Durant cinq jours, les participants aborderont tous les aspects liés au
développement du métier de secrétaire, son adaptation aux exigences du
moment et son rôle dans la modernisation de l'administration de nos
États. In fine, la rencontre veut poser les jalons de l'uniformisation et
de la hiérarchisation de la fonction de secrétaire.
Le secrétaire est un maillon important dans le fonctionnement de nos
structures. Il est l'intermédiaire et l'interface entre le patron et ses
collaborateurs entre celui-ci et le monde extérieur. Pour remplir cette
fonction comme il sied, il doit être bien formé, a souligné le
président de l'Asaad, Mme Bocoum Salimata Wattara. La fonction de
secrétaire est évolutive et doit s'adapter à l'évolution et aux besoins
de l'administration et des entreprises, constatera-t-elle. Le secrétaire
est un être discret et polyvalent. De par ses relations avec le patron, il
est aussi un conseiller technique et non un simple exécutant, a indiqué
Mme Bocoum.
Mme Alexise Gogoua, la présidente de la Fasaad et ex-secrétaire
particulière de feu le président Félix Houphouet Boigny, a rappelé le
sens du combat que la Fédération mène depuis sa création en 1997. Il
s'agit, entre autres, de rehausser l'image de la profession de secrétaire
et donner à celle-ci sa place dans le développement socio-économique et
culturel de l'Afrique.
Cela à travers le renforcement des compétences et la recherche des
moyens afin de cultiver l'excellence au sein de la profession. Jusqu'au
XIXè siècle, le secrétaire exerçait le pouvoir. C'est par lui que
passaient les secrets et les confidences des rois. La profession était,
par conséquent, exercée par des personnes pétries de connaissances, a
souligné Mme Gogoua. C'est en 1860, précisera-t-elle, avec la
féminisation de la profession, que le métier de secrétaire a perdu ses
lettres de noblesse.
l'apanage de l'humain. Avec l'avènement des nouvelles technologies, la
tâche du secrétaire a été certes allégée, mais celui-ci reste
confronté à des défis liés à la sécurisation de l'information, à la
maîtrise de l'outil informatique entre autres, a indiqué Mme Gogoua. Elle
a, à cet effet, invité l'administration et les entreprises de nos États
à accorder une attention particulière à la formation des secrétaires
afin que ceux-ci soient capables de relever les défis de la
mondialisation. Elle a aussi plaidé en faveur de l'enseignement des
sciences secrétariales.
Ousmane Issoufi Maïga, de sa position de chef de l'administration
malienne et de grand commis de l'État, a confirmé l'importance du métier
de secrétaire dans la bonne marche de l'administration publique et des
entreprises. "Votre métier est beau, utile et incontournable. Vous êtes
la cheville ouvrière de toute administration qui se veut moderne,
performante, efficace au service de l'usager", a jugé le Premier ministre
qui a rappelé l'intérêt que le gouvernement accorde à la formation.
"Le besoin en ressources humaines qualifiées est une exigence pour nous
au moment où notre système d'éducation et de formation professionnelle
ne parvient pas encore à combler les insuffisances de l'administration", a
indiqué le chef du gouvernement. L'un des moyens pour relever les défis
de la mondialisation dans le contexte de l'intégration sous-régionale
est, estimera-t-il, le renforcement des compétences et l'uniformisation de
la formation et l'harmonisation des diplômes en zone Uemoa.
L'évolution fulgurante des nouvelles technologies est certes
incontournable, mais ne doit jamais altérer les comportements et les
rapports humains. "Une machine ne pourra jamais apporter ce que l'homme
apporte à son milieu. L'humanisme, la chaleur humaine, le sourire
échangé avec un collaborateur sont l'apanage de l'humain", a constaté le
chef du gouvernement qui a souhaité que la rencontre de Bamako contribue
à améliorer les relations de collaboration dans les services et les
entreprises.
malikounda
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